Description
Livraison de cet ouvrage à partir du 13 novembre 196 pages de culture kitsch et de moments cultes Le cinéma trash Ed WoodRuss MeyerJohn WaterspThe Rocky Horror Picture ShowDavid CronenbergLloyd Kaufman et Troma EntertainmentPaul VerhoevenKick-Ass Humour et trash culture Les Monty PythonColuchePierre DesprogesSacha Baron CohenJérémy Ferrari Musique et trash culture Ozzy OsbourneIggy PopSex PistolsThe ResidentsMarylin MansonRammstein Télévision et trash culture Strip TeaseL’esprit Canal et le triomphe des NulsLes GuignolsArdissonJackassTrailer Park BoysThe OfficePhiladelphiaThe BoysBing Bang TheoryRuPaul’s Drag RaceBlack MirrorShamelessAmerican Horror StorySharknadoBrooklyn Nine-NineFleabagHappy!Tiger King Jeux vidéo et trash culture Leisure Suit LarryMortal KombatDuke NukemCarmageddonPostalGTAConker’s Bad Fur DayManhuntSaints RowHatoful FriendGoat Simulator Animation et trash culture Les SimpsonRen et StimpyBeavis and Butt-HeadSouth ParkLes GriffinInvincibleDrawn TogetherRobot Chicken EDITO Chers aficionados du mauvais goût, bienvenue dans ce nouveau numéro de Pop Up, consacré à la trash culture, ou l’art de penser mal… pour penser juste.
Un délicieux paradoxe qui fait de nous les gardiens d’une certaine forme d’intégrité intellectuelle.
Qui l’eût cru ? Nous voilà, amateurs de films de série Z, de musiques discutables et de jeux vidéo moralement répréhensibles, érigés en derniers remparts contre la tyrannie de la bien-pensance.
Mais qu’est-ce donc que cette fameuse « bien-pensance » ? Cette notion merveilleusement absurde qui voudrait nous faire croire qu’il existe une façon « correcte » de penser.
Comme si la pensée pouvait être mise en cage, domestiquée, rendue propre sur elle.
La bien-pensance, c’est l’antithèse même de la réflexion.
C’est la pensée en kit, pré-mâchée, pré-digérée, servie sur un plateau d’argent aseptisé.
C’est l’équivalent intellectuel d’un repas sous vide réchauffé au micro-ondes : ça remplit l’estomac, mais ça laisse un arrière-goût de plastique.
Alors oui, nous revendiquons notre statut de mal-pensants.
Nous préférons patauger dans la fange culturelle plutôt que de nous laisser enfermer dans la cage dorée du politiquement correct.
Nous choisissons de penser sale, de penser cru, de penser trash.
Parce que c’est dans le désordre, dans le chaos, dans l’inconfort que naissent les vraies idées.
La trash culture, c’est finalement notre mouvement d’auto-défense contre l’uniformisation de la pensée.
C’est notre façon de dire « non » à ceux qui voudraient nous faire croire qu’il n’y a qu’une seule façon de voir le monde.
C’est notre middle finger intellectuel dressé face à la dictature du bon goût.
Alors oui, nous aimons les films où le ketchup coule à flots, les chansons qui font grincer des dents les mélomanes, les jeux vidéo qui donnent des boutons aux ligues de vertu.
Parce que c’est dans ces œuvres, souvent maladroites, parfois grotesques, mais toujours sincères, que se cache une vérité brute que la culture mainstream n’ose pas regarder en face.
La trash culture, c’est l’art de penser mal pour penser juste.
C’est l’éloge de l’imperfection dans un monde obsédé par les apparences.
C’est le courage d’être moche, vulgaire, dérangeant, dans une société qui voudrait tout lisser, tout formater.
Alors, chers lecteurs, continuez à cultiver votre mauvais goût.
Chérissez-le, nourrissez-le, brandissez-le comme un étendard.
Car c’est peut-être bien dans les poubelles de la culture que se cache le véritable trésor de notre époque.
Et rappelez-vous : dans un monde de bien-pensants, le mal-pensant est roi.
Ou du moins, il s’amuse beaucoup plus.
La rédaction.



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