Description
Passé, présent, futur : un regard croisé sur le bazar de l’énergie La guerre en Ukraine et ses conséquences Avec brio, l’auteur revient en premier lieu sur la guerre en Ukraine qui ne signe pas seulement le retour de la guerre, soixante-dix ans après la chute de Berlin.
Le 24 février 2022 sonne également l’heure d’une guerre de l’énergie auquel le monde entier ne s’était pas préparé.
Face à une envolée des prix et au risque de pénurie, les gouvernements n’ont pas cette fois-ci pour mission unique de répondre au défi de la transition énergitique d’un monde « drogué » au carbone.
Il leur faut retrouver une souveraineté devenue, à cette heure, vitale.
Regard en arrière : le premier choc pétrolier On le sait, pour mieux comprendre le présent, il nous faut souvent analyser le passé pour apprendre de nos erreurs et de nos réussites.
C’est ce qu’entreprend Erwan Benezet dans la deuxième partie de son livre en examinant la réaction de l’Hexagone face au premier choc pétrolier.
À cette époque, le développement d’un programme électronucléaire sans équivalent au monde est un véritable succès.
La question se pose alors de savoir si ce dernier peut constituer aujourd’hui un atout pour aborder la transition vers un système énergétique bas carbone.
Le doute est palpable chez l’auteur qui met en avant le retard cumulé par notre pays dans le renouvelable.
La soustraction comme solution La mise en place d’un système bas carbone nécessite aujourd’hui un investissement massif dans le renouvelable.
Or, comme le souligne l’auteur, notre pays ne brille pas dans ce domaine aussi bien face aux nouveaux champions asiatiques qu’à ses partenaires européens.
Il ne prend pas en compte non plus l’ampleur des transformations à opérer pour que demain, les réseaux énergétiques soient plus agiles ! De manière très documentée, Erwan Benezet analyse les discours de nombreux interlocuteurs et décrypte le choix français du tout nucléaire au détriment des énergies renouvelables.
Mais il prévient : pour contrer le réchauffement climatique, il ne s’agit plus aujourd’hui d’accroître les investissements dans l’énergie en les réorientant vers le bas carbone.
Bien que l’ajout de nouvelles sources au système fût la solution face à de nombreux crises énergétiques, l’auteur tire la sonnette d’alarme et conclut qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus d’additionner mais bien de soustraire !

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